LES PLANS D'EPAULEMENT
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UN PLAN D'EPAULEMENT DANS LA VALLEE DE L'UNTERAAR (Suisse) |
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L'épaulement qui lui fait suite à droite - à la même altitude (2500 m environ) - est une ligne - et non une surface - et a été séparé du plan d'épaulement par un cirque glaciaire.
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À l'aval immédiat
de Lans-en-Vercors, la vallée du
Furon, affluent de l'Isère
sur sa rive gauche, était, lors de la glaciation rissienne,
remontée par une branche du glacier de l'Isère
jusqu'aux environs de Lans-en-Vercors.
Diverses considérations sur lesquelles nous ne reviendrons pas
ici et qui figurent à la page la
diffluence rissienne de Saint-Nizier-du- Moucherotte permettent
de montrer que le glacier rissien atteignait
des altitudes de l'ordre de 1300 m à Saint
-Nizier-du-Moucherotte et de 1000 m à
Lans-en-Vercors.
Or la rive gauche du
Furon, entre le hameau des Merciers
et Lans présente une banquette descendant vers Lans, qui nous paraît
en conséquence constituer
un exemple particuliérement parlant de plan
d'épaulement.
LE PLAN D'EPAULEMENT DES AIGAUX (Isère) |
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Au sud de l'arête de la Montagne de
la Graille (hors photo), une banquette,
longue de 4 km, doucement inclinée vers l'amont s'étend jusqu'à Lans-en-Vercors. |
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Nous sommes ici au-dessus du télécabine de Villard-de-Lans et nous dominons le vallon de la Fauge. |
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L'opposition est très nette entre le plan d'épaulement, (dont l'extrémité apparaît à droite) et les pentes qui lui font suite vers le nord, où bois et prairies dénotent un sol plus riche, donc une composition différente. Au centre de la photo, un épaulement bien individualisé, séparé du plan d'épaulement par la Combe Charboniere. |
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Cet épaulement cote 1665 m. |
Nous venons de le voir, les plans d'épaulement peuvent être utilisés pour déterminer l'altitude des glaciers qui les ont créés.
Un bon exemple est celui donné par celui de la Grande Pièrrière, en Beaufortain (Savoie), dans le voisinage du col du Joly.
Il permet de constater que son géniteur s'élevait à 2350 m à son extrémité supérieure et, par voie de conséquence, que ses glaces provenaient en majorité du versant sud du massif du Mont Blanc par le col de la Seigne.
Au même endroit, le glacier de la glaciation maximum cotait 2450 à 2500 m.
Dimensions des plans d'épaulement
Leurs dimensions sont très variées.
Nous citerons celui des Aigaux (longueur 4000 m), vu ci-dessus ou encore celui de la Grande Pierriére, long de 3500 mètres
Mais aussi celui de la Buffe (Isère) qui ne dépasse pas 150 mètres.
Plans d'épaulement et terrasses glaciaires
Il ne faut pas confondre les deux formes de relief.
Les plans d'épaulements sont des formes d'érosion, alors que les terrasses sont des formes de dépôts.
Pour les distinguer, on peut utiliser le fait que les plans d'épaulement présentent toujours une pente transversale dirigée vers le talweg, contrairement aux terrasses.
La distinction entre les deux formes de relief est primordiale. En effet :
Pour qu'un plan d'épaulement puisse se former, il faut qu'il soit surmonté par une épaisseur de glace suffisante (quelques dizaines de mètres), soit que l'on attribue leur formation à l'érosion due à la glace ou, comme nous le pensons, essentiellement aux eaux glaciaires coulant à cette profondeur sous la surface,
Les terrasses, elles, sont sensiblement au niveau de la surface du glacier.
L'utilisation de l'une de ces deux formes de relief pour déterminer le niveau du glacier demande donc que l'on détermine à quel type elle appartient.
On remarquera toutefois qu'en montagne, pour peu qu'il s'agisse d'une glaciation un peu ancienne, les formes de dépôt ont été démantelées par l'érosion.
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Nous n'avons à ce jour trouvé que peu d'exemples de plans d'épaulement.
On peut imputer cette relative rareté au fait qu'il est peu fréquent que les plans d'épaulement n'aient pas été dominés par des vallons issus des pentes sommitales, ce qui aurait entraîné leur fragmentation en une série d'épaulements.