FORMATION DES SEUILS ET DES EPAULES
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Pour
terminer le suivi du fil d'Ariane " Rôle joué par
les eaux glaciaires dans la formation des vallées en auge"
lisez cette page jusqu'au bout |
L'existence
des seuils et des épaules
nous paraît apporter une confirmation remarquable à notre hypothèse
privilégiant le rôle joué par les eaux
glaciaires dans la formation du relief des montagnes.
Ceux de nos lecteurs non familiarisés avec ces notions consulteront au
préalable avec intérêt la page Épaules
et seuils ou suivront dès son début notre fil
d'Ariane.
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Considérons
le cas d'un glacier de vallée qui donne, sur sa rive gauche, naissance
à une diffluence. Dans certains cas celle-ci engendre une forme de relief glaciaire caractéristique, un seuil. |
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Plaçons-nous
tout d'abord au pléniglaciaire de la
glaciation et supposons que l'épaisseur de la glace sur la diffluence
soit nettement supérieure à celle où circulent les
eaux glaciaires (100 à 150 m sous la surface). |
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Puis,
après le pléniglaciaire, le niveau
du glacier s'abaisse. Plaçons-nous à un stade
de recul précoce. L'épaisseur de glace sur le seuil a diminué. Pour une valeur de celle-ci de l'ordre de 100 à 150 m, les eaux entrent en contact avec le plancher du seuil. L'érosion s'y attaque alors, de la même manière qu'elle le fait sur le fond d'auge d'une vallée glaciaire : l'action érosive des eaux est maximum dans les coudes des chenaux, qui divaguent et s'anastomosent, cependant que l'effet de poussée décrit à la page Les modes d'érosion s'attaque aux crêtes qui séparent les chenaux. C'est à ce stade que se produit l'érosion de la crête du seuil et sa mise à l'horizontale. |
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Puis,
la décrue continuant, l'épaisseur de glace sur le fond d'auge
de la diffluence devient inférieure
à 100/150 m. Les eaux latérales rive gauche du glacier de vallée s'écoulent alors en dessous du niveau du seuil et n'empruntent plus celui-ci, restant en presque totalité dans la vallée principale . Ces eaux ne jouent donc plus aucun rôle dans le façonnage de la diffluence, seule subsiste l'érosion par la glace, inférieure, selon nous, à celle due aux eaux glaciaires. Le seuil conserve son tracé caractéristique, l'érosion par la glace continuant à "rectifier" et "horizontaliser" quelque peu la diffluence. |
On notera que, selon ce schéma, un seuil glaciaire
évolue, au fil des glaciations, par accroissements successifs de sa largeur
et de sa profondeur, à la manière d'une vallée. Mais l'érosion cesse
à peu près soudainement dés que les eaux glaciaires n'empruntent
plus la diffluence alors que, dans le cas
d'une vallée, elles continuent d'agir longuement .
Un raisonnement analogue permettrait d'expliquer la formation d'une épaule.
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Et
vous voici rendus au bout du fil d'Ariane. |