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Précisons
tout d'abord la situation des lieux. À sa sortie de l'ombilic du Valbonnais, le glacier de la Bonne s'étalait dans les environs de la Mure et sa langue terminale parvenait jusqu'au Drac en suivant sensiblement le cours de la Bonne actuelle. Il barrait alors le talweg du Drac, retenant ainsi en amont le lac du Beaumont. Vers l'aval du Drac, le glacier parvenait aux environs immédiats du lac du Trièves, dans lequel il plongeait peut-être. Voir à ce sujet la page Les lacs du bassin du Drac. |
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LE VERSANT D'EROSION DU BOIS RIBAY
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On remarque que la cote supérieure de cette érosion du Bois Ribay est la même que celle du lac würmien du Beaumont (870 m), telle qu'elle résulte de l'altitude des terrasses du Beaumont. |
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Une autre
vue de cette érosion de versant. Celle-ci - réactivée peut-être par l'ouverture de la route - est encore active, ce qui a nécessité ultérieurement la construction d'une galerie de protection. ....... |
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Voici une photo d'analogie du glacier Hubbard
(Alaska), montrant que les écoulements sont repoussés
contre le versant de la vallée opposé au glacier. On voit que le niveau des écoulements est inférieur à celui de la surface du glacier. Photo ak.water.usgs.gov |
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LE VERSANT D'EROSION DES ARSSAYS Ce deuxième versant d'érosion, tout proche du précédent, (il est repéré 2 sur le croquis ci-dessus) nous présente un cas de figure très voisin. Son processus de formation semble en effet assez proche de celui que nous venons de décrire pour le Sur sa rive gauche, le glacier de la Bonne déposait en effet d'imposantes moraines latérales dont il subsiste des restes remarquables sous la forme de la moraine du Calvaire de la Mure et de la croupe de Péchaud. Entre ces moraines et le flanc droit de la vallée coulait - et coule encore à l'heure actuelle - la Jonche. Au Würm, cette rivière était beaucoup plus importante que le petit ruisseau actuel, car elle recevait l'apport des eaux glaciaires de la diffluence du glacier de la Romanche qui franchissait le Seuil de Laffrey. Appliquée par la langue terminale du glacier et sa moraine latérale droite contre le flanc de la vallée (flèche rouge 2 du croquis), la Jonche y a initié le versant d'érosion des Arssays. La moraine de Péchaud s'élève sensiblement à 928 m d'altitude. À quel niveau coulait, en contrebas de cette moraine, la Jonche initiatrice du versant d'érosion ? L'examen d'un certain nombre de glaciers des Alpes, occupant des vallées de pente similaire, nous a fourni des valeurs de l'ordre de Au maximum du Würm, on peut donc penser que le sommet du versant d'érosion en cours de creusement devait se situer aux environs de 800 m. Ici aussi, c'est l'érosion postglaciaire qui l'a amplifié jusqu'à atteindre, à son sommet, l'altitude actuelle de 870 m. D'une manière analogue à celle du Bois Ribay, le versant d'érosion des Arssays nous semble pouvoir être dû à l'existence du torrent latéral qui coulait entre la moraine rive droite du glacier de la Bonne et le flanc de la vallée. |
REMARQUES ADDITIONNELLES
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Un peu plus bas en altitude et plus près
du barrage
de Saint-Pierre-Cognet,
les versants de la vallée sont également l'objet d'une érosion
intense et leur pente soutenue montre que leur origine n'est
pas très ancienne. Cette forme d'érosion n'appartient pas au type que nous avons étudié jusqu'à présent, car ici existent deux versants qui se font face. Ce ne sont pas non plus des versants de méandre fluviatile car le Drac coule dans une gorge encaissée. En réalité cette érosion est due à l'enfoncement, par surimposition, du cours du Drac depuis la fin du Würm. |
| Notons enfin l'existence, sous le village de Ponsonnas, d'un ravin, sec à l'heure actuelle, celui de la Grande Combe, non représenté sur notre schéma. Sa formation nous paraît imputable à l'action des eaux de fonte latérales du glacier de la Bonne lors d'un stade de retrait responsable du dépôt de la petite moraine latérale du Clos du Puits. Le façonnement de ce ravin peut donc être rapproché de celle des ravines de diffluence. |