LES SEUILS
GLACIAIRES
DEUX SEUILS PARTICULIEREMENT REMARQUABLES
:
BAYARD ET
LA FREISSINOUSE
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A première vue toutefois, le seuil Bayard
ne semble pas répondre au critère d'horizontalité parfaite que nous évoquions
ci-dessus : entre les deux cols, la Crête Bayard
s'élève jusqu'à 1351 m, soit 100 m plus haut que le col
Bayard. Mais les terrains qui constituent le versant sud de cette crête sont constitués de dépôts glaciaires datant du début de la décrue du Würm , alors que le versant nord est un sandur de la diffluence du glacier de la Durance, au-dessus du seuil. Photo prise du Palastre |
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La Crête Bayard est donc une forme
de dépôt, surimposée à la forme d'ablation que constitue le véritable
seuil sous-jacent. Nous ignorons donc l'altitude exacte de celui-ci entre les deux cols, mais il n'est pas irréaliste de supposer qu'elle répond au critère d'horizontalité. Photo prise de la Crête de Charance. |
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Voici
ce versant aval du Seuil de La Freissinouse,
qui, de l'altitude 1000 m environ, s'étend jusqu'à la Roche
des Arnauds avec une pente de l'ordre de 2 %. De même que pour le Seuil Bayard, nous ignorons l'altitude exacte du bedrock sous les garnissages morainique . Cette énorme masse de dépôts, encadrée de blanc sur la photo ci-contre, est constituée de dépôts glaciaires würmiens auxquels leur teneur en argile permet d'abriter des cultures. Le sandur-- s'il en existe un -- est reporté en aval de la Roche des Arnauds. Mais, remanié par le Petit Buech, il n'a plus droit à cette appellation stricto sensu. Photo prise de la Crête de Céüse. |