EMPLACEMENT DES SILLONS MARGINAUX
D'EPAULEMENT ET DE DIFFLUENCE

On
reverra utilement ici l'exemple de la vallée
du Glandon
C'est sur ces surfaces peu inclinées que se situent
les sillons d'épaulement.
Mais, nous le disions plus haut, des formes tout à fait analogues, les
sillons de diffluence se rencontrent également
sur les cols qui virent passer des diffluences.
La description des formes qu'ils peuvent revêtir sera donc commune aux
deux types de sillons.
Car les sillons d'épaulement et les sillons
de diffluence peuvent se présenter sous plusieurs formes
:
- sillons vallonnés
- sillons de pente
-
sillons rocheux
- ainsi que sous celle de ravines
dont
voici quelques exemples :
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Sillons vallonnés des Sures
(Auris-en-Oisans, Isère). Altitude 1875 m. Au second plan,au centre, le sommet de Pied Moutet. |
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Au nord de Bourg-Saint-Maurice, sur l'arête qui porte les villages des Echines, voici des sillons de pente situés sur le versant sud d'un petit col, au lieu-dit Plan de la Bataille, à l'altitude 1886 m, donc largement franchi par le glacier de l'Isère. |
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Voici
enfin des sillons
rocheux, situés au col
sous Pied Moutet (2058 m) à la base du versant
est de Pied Moutet ( Vallée du Vénéon, Isère ).
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Mais les sillons
rocheux peuvent présenter des dimensions beaucoup plus importantes, tel celui-ci situé au sommet du Rocher du Vent (Beaufortain) à 2300 m d'altitude. |
Plus de détails sur les sillons
rocheux.
Les sillons rocheux constituent une variété de
ravines
d'épaulement, forme d'érosion qui sera décrite plus loin.
COMMENT
IDENTIFIER LES SILLONS MARGINAUX |
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Sillons
rocheux et sillons vallonnés
sont de courtes vallées mortes, de longueur décamétrique à hectométrique,
qui échancrent, au-dessus du rebord d'auge,
certaines arêtes en saillie sur le flanc de la vallée.
Leur fond est à peu près horizontal ; les sillons rocheux, quant à eux, peuvent se prolonger parfois dans les pentes coté amont et coté aval de l'arête . Ils se groupent sur un même site en nombre compris entre trois et une dizaine, voire plus. Les sillons d'épaulement composant un site sont sensiblement parallèles entre eux et au thalweg de la vallée principale, donc à peu près perpendiculaires à l'arête qui les porte. Tous les sillons sont dépourvus de bassin de réception susceptible d'avoir collecté les eaux pluviales, leur tracé horizontal montrant d'ailleurs qu'il ne s'agit pas de formes torrentielles. Ils se situent tous sur des épaulements de pente égale ou inférieure à 21%. De petits lacs ou des marais se nichent fréquemment au creux des vallons et des gorges. Les mêmes critères peuvent être utilisés pour identifier les sillons de diffluence, en tenant compte du fait que ceux-ci se situent à des cols où l'arête est à peu près horizontale Quant aux sillons de pente, ils sont assez semblables aux sillons vallonnés, mais se situent sur un versant d'un col, du côté aval de l'écoulement de glace. Ils semblent ne pas prolonger systématiquement des sillons vallonnés situés au même col. |